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Quelques métiers rares ou anciens du côté de mes ancêtres



Le sujet #Genatheme de mai 2022 porte sur les métiers rares et/ou anciens.

Je suis donc allée farfouiller dans mes ascendants en me servant du tableau geneanet que l’on retrouve à partir de « Impressions et listes.»

J’y ai retrouvé quelques métiers qui m’avaient interpellé lors de mes recherches, et que je ne connaissais pas du tout, contrairement à la majorité de ceux exercés par d’autres membres de ma famille et qui, pour la plupart d’entre eux, étaient des métiers de la terre ou de l’artisanat.



Crédit visuel, geneatech



  • Cocassier :


Parmi ces métiers qui m’étaient alors inconnus, se trouvait celui de « cocasier » écrit tel quel sur un acte, mais que l’on trouve avec les écritures : cocassier ou coquassier,

mais aussi : coquetier, cosson (en Lorraine. Ne pas confondre avec cosson = insecte, Cosson = nom d’une rivière), ou encore cossonnier (en Champagne).


Ce métier était une activité marchande qui consistait à récolter œufs, beurres, fromages et volailles dans les campagnes puis de les revendre sur les marchés.

Selon les définitions trouvaient sur le net concernant cette activité professionnelle, tous les produits ne sont pas toujours regroupés ensembles.


Ce métier, au nom qui me parut bien étrange, était celui de mon Sosa 206, Jean Tramon (Tramont, Tramond) lors de la naissance de mon ancêtre, sa fille Jeanne, née le 11 novembre 1792 à Séreilhac en Haute-Vienne, issue de son mariage d’avec Léonarde Bourdeyron.


Acte de naissance de Jeanne Tramon


Je n’ai pas encore, à ce jour, trouvé d’autres informations concernant ce couple, si ce n’est un autre enfant, Jean, qui serait né vers 1783, mentionné comme frère de l’épouse au mariage de Jeanne.



  • Marchand bassinier :


Comme autre métier qui m’a interpellé, il y a celui de marchand bassinier ou basinier.

J’ai un peu de mal à comprendre, selon les définitions trouvées, quel était vraiment le métier de cet homme.

J’ai trouvé basinier (image ci-dessous) dans le «Petit dictionnaire ancien occitan (provençal)-français » d’Emil Levy (p 46) et quasi la même définition pour bassinier sur wikisource


Ci-dessous, l’acte où l’on retrouve cette information concernant la profession de mon Sosa 864, Mathurin Meynieux, père de mon ancêtre Pierre dont voici un extrait de l’acte de mariage avec Léonarde Voisin, le février 1762. Le père et le fils savaient signer (signatures en bas ce même acte).

AD 87, Limoges, Saint-Pierre-du-Queyroix 1751-1765 vue 133


Excepté ces deux petites définitions, je n’ai pas trouvé d’autres informations complémentaires pour m’éclairer sur le type de commerce qu’il avait. Sur son acte de décès, il est écrit exactement la même profession.

AD 87, Aixe-sur-Vienne 1766 - 1780 vue 151


J’espère avoir un jour un peu plus d’information sur ce métier.


En attendant d’en savoir plus sur les détails de cette profession, en voici une où je me suis dis qu’il serait aussi intéressant et sympa d’écrire quelques mots sur ce métier d’art qu'est celui de taillandier, qui perdure aujourd’hui, et dont voici la définition que j’ai pris sur le site de l’Institut National Métier d’Art.



  • ·Taillandier :

Sur une autre source, il est précisé que le taillandier réparait aussi des objets, des outils.



L’atelier du taillandier (« Le taillandier = Der Zeugschmied », dessin de 1847 par Jean Frédéric Wentzel à la Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg, Bibliothèque nationale de France).


Ci-après, une vidéo courte (suivie d’une autre) pour expliquer ce métier, avec Pascal Turpin dans son atelier à Montmirail (par contre pas de Godefroy de Montmirail ni de Jacquouille la fripouille dans la vidéo ^_^)


Source, chaîne YouTube de LMtv Sarthe


Je suis donc retournée voir l’acte où se trouve le métier de cet ancêtre, qui était aussi celui de son père Pierre, afin de voir s’il y avait une précision quant au type de taillandier, comme décrit dans la première définition, qu’il pouvait être. Il n’y en a aucune. Voici ci-dessous un extrait de l’acte de mariage en date du 27 janvier 1750 à Aixe-sur-Vienne de mon Sosa 416, Léonard Gérald (qui savait signer) et de Marie Balan (Baland).


AD 87, Aixe-sur-Vienne 1738-1752 vue 227


Idem sur son acte de décès en date du 7 juin 1802, pas de précision (décédé la veille)


AD 87, Aixe-sur-Vienne, 1793-an X vue 106

Le dernier métier dont je vais parler maintenant va nous emmener cette fois-ci à Mont-Saint-Jean dans la Sarthe, chez mon Sosa 156, Michel Rousseau, dont le métier était cardeur de laine.


  • Cardeur :

Michel est né en Mayenne à Saint-Germain-de-Coulamer vers 1762. Le 11 janvier 1796 (21 Nivôse An IV), il épouse Thérèse Peltier à Mont-Saint-Jean, commune de naissance de cette dernière selon l’acte de mariage. C’est sur cet acte, dont voici un extrait ci-dessous, que l’on retrouve la profession de Michel.


AD 72, Mont-Saint-Jean, 1793-1812, M 1812 vue 36


et fileur de laine sur l’acte de naissance d’un des enfants du couple, mon ancêtre François Baptiste né le 11 mai 1812 à Mont-Saint-Jean.


AD 72, Mont-Saint-Jean, naissances 1793-1812 vue 399


Le cardeur était un ouvrier qui cardait (démêlait, peignait) des fibres textiles avec une carde : peigne de cardeur à main formé d'une planche garnie de pointes d'acier recourbées, et munie d'un manche. (déf Larousse).


La technique s’appelle le cardage. Elle tire son nom du chardon à foulon « la cardère », cette plante avec des piquants, qui étaient utilisés autrefois en bouquet par les pâtres pour obtenir une laine plus souple et propre. Par la suite fut utilisée la carde à main (encore de nos jours), puis des cardes mécaniques, et plus tard industrielles.


Cardère. Source, sauvagedupoitou.com




Ces photos viennent du site « aoust-a-cœur.com », où vous retrouverez tout un article concernant le métier de cardeur et l’histoire autour de celui-ci et de son évolution grâce aux outils et machines, et sur lequel je suis tombée enfaisant mes recherches. Il y a aussi ce blog qui est très sympa « Lainesbouclettes » où l’on retrouve aussi des explications sur les différentes techniques, ainsi qu’une vidéo sur l’écharpillage avec une cardeuse à rouleaux.

Je pense que ces deux sites internet que je viens de citer pourraient plaire aux curieux, amoureux des métiers de l’artisanat et/ou de la laine.

Et sur Gallica :


Pour conclure ce geneathème sur les métiers rares et/ou anciens, voici une vidéo avec l’ancienne méthode de cardage et de filage.


Métiers d'antan ancienne méthode du cardage et filage de la laine. Source chaîne YouTube de Claude Aven



A bientôt pour un nouvel article !



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